Là, ça va faire mal. Quai de Bercy, hier, contrôle de vitesse par la police. Arrive notre motard, 28 ans, plein gaz, flashé d’aprés la police à 169 km/h !
Donc, si on tiens compte de la marge appliquée sur la vitesse affichée, on frole presque les 180 km/h ! Le motard, aussitôt flashé est pris en chasse par les motards de la police. Ne se sachant pas poursuivi (en moto on se concentre sur ce qui se passe devant), il a continué à rouler plein gaz, à se faufiler entre les voitures. Ce n’est qu’en arrivant sur l’A4, au niveau de la sortie de Charenton qu’il a été rattrapé et sorti par la police. A cet endroit l’autoroute se dégage, laissant à la police une petite chance de rattraper le délinquant avec leurs lourdes BMW ou FJR, gonflés à bloc mais largement insuffisantes pour tenir tête aux sportives actuelles.
Retrait immédiat du permis, confiscation du véhicule, deux claques et au lit. Non pour les claques et au lit, c’est pas vrai. Parcontre il a les honneurs de la presse. Il va surement écopé et prendre du lourd, moto confisquée, vendue au domaine ? Mais ne soyons pas hypocrites, combien d’entre nous atteignent de tels vitesses en quelques secondes. Sur les quai de Bercy, on arrive sur une voie rapide, mais qui est toujours limité à 50km/h . En 3 secondes, une grosse sportive fleurte avec les 180 km/h (restez en 2eme et tourner la poignée, vous verrez).
On en revient toujours au sempiternel refrain, motards inconscients, fous de la routes etc… c’est vrai, reconnaissons le, la vitesse est une drogue dont beaucoup d’entre nous ont du mal à se passer. La tentation de « pousser », d’ »ouvrir », de mettre les « watts » (chacun a son expression pour dire la même chose) est présente en permanence. Au moindre bout de ligne droite dégagée, c’est toujours la zone du cerveau qui pilote la main droite qui entre en ébulition. Pas de langue de bois, rares sont les motards qui achètent des « missiles » juste pour le look. Parcontre, c’est des « pointes ». On accelère, on atteint la vitesse élevée souhaitée, et hop, on coupe, on retombe trés vite. C’est un jeu de Yo-Yo.
Si j’arrive à comprendre un motard qui ouvre sur une deux voies dégagés, loin de tout accès piéton avec peu de cicrulation, je suis incapable de tolérer les scooteurs qui foncent sur les trottoirs, parfois même en sens interdit. Ou ceux qui « avoinent » (encore une expression, pour dire aller vite) dans des zones habitées et pietones . Idem pour les voitures en ville, dans les petites rues, elles aussi limitées à 50 Km/h (une abbération).
D’ailleurs, nous pourrions nous poser quelques questions. D’abord, bravo au policier pour sa dextérité. Réussi à flasher un motard en pleine mobilité, à 180km/h, réussir à le vérouiller et à tenir les quelques secondes nécessaires à la mesure de la vitesse, un vrai champion. Ensuite, comment trouver une zone plane à l’avant de la moto, sur laquelle peut s’appuyer le signal ? Une zone arrondie peut renvoyer une information complétement erronée !
Ensuite, enfin, pourquoi l’entrée de Paris côté quai de Bercy, qui est constituée d’une trois-quatre voies est elle limitée à 50km/h ? Pourquoi les petites rue piétones du centre ville sont elles aussi limitées à 50 km/h alors qu’il est irresponsable d’y rouler à une telle vitesse ?
Maintenant, concernant le motard de mon article, je suis désolé pour lui. Comme demain il pourra être un peu désolé pour moi car sa mésaventure pourrait m’arriver, t’arriver, ou arriver à tout motard qui roule sur une moto puissante. Il y a des règles (heureusement), donc si on joue et qu’on gagne tantmieux, si on joue et qu’on perds, il faut l’accepter avec philosophie. Là, il a perdu face à la Police, il s’est fait prendre. Mais il pourra relativiser en se disant qu’il vaut mieux le bleu des uniformes de police, à la roble noire de la grande faucheuse. On se console comme on peut. V au tarmo qui s’est fait serrer. Aprés quelques années, je lui souhaite de revenir dans le motard, ….. en Harley pour limiter la casse